Le Turkménistan compte parmi les pays les plus difficiles d'accès du continent. L'entrée à Achgabat suppose un visa préalablement autorisé, un passeport valide six mois et le respect de plusieurs obligations une fois sur place.
Le visa reste obligatoire pour presque toutes les nationalités, dont la française, sans exemption touristique. La procédure repose sur une lettre d'invitation délivrée par le Service d'État des migrations, sollicitée par une agence turkmène agréée qui organise l'intégralité du séjour. Le délai atteint couramment trois à quatre semaines et le refus n'a pas à être motivé. Un décret signé le 18 avril 2025 par Serdar Berdimuhamedow prévoit un visa électronique et la suppression de la lettre d'invitation, sans application effective à ce jour.
Le visa touristique porte généralement sur dix jours, prorogeables d'une durée équivalente. Il oblige le titulaire à séjourner dans les hôtels réservés par l'agence et à se déplacer hors d'Achgabat en compagnie d'un guide ou d'un chauffeur agréé. Le logement chez l'habitant reste exclu. À l'intérieur de la capitale, les déplacements s'effectuent librement.
Le visa de transit autorise une traversée de trois à cinq jours sans invitation ni accompagnement. Il se demande exclusivement auprès d'une ambassade, l'instruction prenant de deux semaines à un mois. Le taux de refus demeure très élevé et aucun recours n'existe.
Le visa s'obtient à l'ambassade du Turkménistan à Paris avant le départ, ou au guichet de l'aéroport d'Achgabat et du port de Türkmenbaşy sur présentation de la lettre d'invitation. Le droit de visa se situe entre 85 et 150 dollars selon la nationalité et la durée. Une taxe migratoire de 14 dollars s'y ajoute à l'arrivée, avec des frais bancaires de deux dollars, l'ensemble se réglant en espèces et en billets neufs. Une taxe touristique de deux dollars par nuitée s'applique en hôtel depuis 2017.
Tout séjour supérieur à trois jours ouvrables impose un enregistrement auprès du Service d'État des migrations, effectué par l'agence ou l'hôtel. Les régions de Daşoguz, de Kerki, de Serahs, de Serhetabat et de Hazar, ainsi que les bandes frontalières, requièrent une autorisation spécifique.
Les devises s'importent sans plafond à condition d'être déclarées, la sortie restant limitée à 10 000 dollars au-delà des sommes déclarées à l'entrée. Armes, stupéfiants, psychotropes et publications jugées contraires aux intérêts du pays sont interdits, de même que l'exportation de tapis de plus de cinquante ans sans certificat. Le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères déconseille formellement la zone frontalière afghane et appelle à une vigilance renforcée sur le reste du territoire.