La capitale turkmène concentre ses curiosités sur quelques axes rectilignes et sur une série de places monumentales élevées depuis l'indépendance. Aux ensembles d'État s'ajoutent des musées, deux grands bazars et le contrefort du Kopet Dag qui ferme l'horizon au sud.
La place de l'Indépendance forme le cœur administratif de la ville et accueille le défilé de la fête nationale. Le palais présidentiel Oguzhan, coiffé d'une coupole dorée, a été bâti par le groupe français Bouygues à la fin des années 1990. Le Mejlis, le ministère de la Défense et la bibliothèque d'État bordent le même espace.
Achevé en 2001 par l'entreprise turque Polimeks, le monument de l'Indépendance culmine à 118 mètres, dont 27 mètres de structure dorée au sommet. Sa silhouette emprunte à la yourte et à la coiffe des jeunes filles turkmènes. Vingt-sept statues historiques entourent le socle, autour d'une statue dorée de Saparmyrat Nyýazow. Le parc alentour comporte des bassins en cascade et une allée d'arbres plantés par les hôtes étrangers.
L'arche de la Neutralité, élevée en 1998 au centre, portait une statue dorée de douze mètres qui pivotait avec la course du soleil. Un décret de janvier 2010 a conduit à son démontage et à son remontage dans le sud de la ville, le long de l'avenue Bitarap Türkmenistan. Il atteint désormais 95 mètres, la statue a retrouvé son sommet sans y tourner et des ascenseurs desservent une plateforme panoramique. Le monument de la Constitution, haut de 185 mètres et achevé en 2011 sur l'avenue Archabil, abrite un musée et une bibliothèque.
Ouvert le 6 octobre 2014 dans le secteur de Bekrewe, ce complexe réunit trois ensembles sculptés. Le premier rappelle le séisme du 6 octobre 1948 par un taureau soulevant la terre sur ses cornes. Les deux autres, dont un mémorial de 1970, honorent les morts de la Seconde Guerre mondiale et les soldats tombés au combat.
Le musée national, inauguré en 1998 au pied du Kopet Dag, conserve plus de cinq cent mille pièces, dont les rhytons d'ivoire de Nisa. Le musée national du tapis turkmène, fondé en 1994, rassemble plus d'un millier de tapis anciens et présente une pièce de 301 mètres carrés tissée en 2001, homologuée par le Guinness comme le plus grand tapis noué à la main.
L'avenue Bitarap Türkmenistan, refaite en 2011, longe la Banque centrale et l'hôtel Oguzkent, tandis que l'avenue Magtymguly traverse la ville d'est en ouest. La place Ruhyýet doit son nom au palais du même nom, achevé en 2000 par Bouygues pour les cérémonies officielles. La mosquée Ertogrul Gazy, aux quatre minarets d'inspiration ottomane, et la cathédrale orthodoxe Saint-Alexandre-Nevski marquent deux autres silhouettes du paysage urbain.
Le bazar russe, officiellement Gulistan, occupe un bâtiment moderniste des années 1970, revêtu de marbre en 2001. Le bazar Altyn Asyr, ouvert en 2011 à Çoganly, aligne plus de deux mille échoppes sur un plan qui reprend un motif de tapis vu du ciel. Au sud, un téléphérique de 2006 rejoint les crêtes du Kopet Dag, dont l'exploitation a connu des interruptions.
Le centre Alem, ouvert en 2012, renferme une grande roue de 47,6 mètres installée sous coupole, enregistrée par le Guinness comme la plus haute roue en espace clos lors de son inauguration. Le parc d'attractions du Monde des contes de Türkmenbaşy, ouvert en 2006 et rouvert après rénovation en mai 2024, aligne des dizaines de manèges. Les parcs du centre offrent des haltes ombragées.
La photographie obéit à des règles strictes. Les bâtiments officiels, le palais présidentiel, les ministères, l'aéroport, les gares, les installations militaires et policières ainsi que les personnels en faction échappent à toute photographie. Plusieurs musées interdisent l'appareil ou le soumettent à un droit, et les agents peuvent exiger la suppression de clichés.