Enseignement supérieur à Achgabat

Achgabat abrite la presque totalité des établissements supérieurs du Turkménistan, qui compte environ dix-huit universités et instituts civils auxquels s'ajoutent cinq écoles militaires. Le nombre de places reste très inférieur au nombre de bacheliers, ce qui rend le passage par le concours d'entrée déterminant.

Établissements de la capitale

L'université d'État Magtymguly, héritière de l'institut pédagogique de 1931 et université depuis 1950, forme environ huit mille étudiants dans une quinzaine de départements, des mathématiques au droit. L'université internationale du pétrole et du gaz Yagşygeldi Kakaýew, créée en 2012 et rebaptisée en 2019, occupe un campus de trente hectares dimensionné pour trois mille étudiants et dispose d'une antenne à Balkanabat. L'institut des relations internationales, fondé en 2008 auprès du ministère des Affaires étrangères, réunit quatre facultés consacrées à la diplomatie, au droit, à l'économie internationale et au journalisme.

Filières spécialisées

L'université internationale des sciences humaines et du développement, ouverte en 2014, dispense l'ensemble de ses cours en anglais et accueille un peu plus de quinze cents étudiants. L'université d'État de médecine Myrat Garryýew assure la formation des médecins, pharmaciens et dentistes du pays. L'académie d'État des arts prépare aux beaux-arts, à la sculpture et à l'architecture, aux côtés du conservatoire national et de l'institut de la culture.

Effectifs et sélectivité

Les admissions annuelles dans le supérieur avoisinent seize mille places, complétées par un peu plus de douze mille places dans l'enseignement professionnel, pour environ quatre-vingt-dix mille sortants du secondaire. Près des trois quarts d'une classe d'âge restent donc hors des filières postsecondaires. La campagne d'inscription se déroule de la mi-juillet à la fin août, sous l'autorité d'une commission d'État, chaque établissement organisant ses propres épreuves. Des observateurs signalent régulièrement des paiements informels lors de ces sélections.

Langues d'enseignement et droits d'inscription

Le turkmène sert de langue principale, le russe subsiste dans quelques filières et l'anglais s'impose dans les établissements à vocation internationale. La loi sur l'éducation de 2021 autorise les universités à facturer la scolarité, ce qui a mis fin à la gratuité générale héritée de la période soviétique.

Diplômes étrangers et études à l'étranger

Le ministère de l'Éducation ne reconnaît que les titres délivrés par des universités figurant dans quatre classements internationaux, dont celui de Shanghai et le classement QS. Les diplômés revenus au pays décrivent une procédure lourde, assortie de stages de mise à niveau et de paiements informels. Les départs pour études restent nombreux vers la Russie, la Turquie et le Bélarus, mais des étudiants se sont vu refuser l'embarquement à l'aéroport d'Achgabat depuis 2022, et des établissements ont exigé le dépôt des passeports des nouveaux inscrits.