La capitale concentre l'essentiel des équipements sanitaires du Turkménistan, dans un système d'État peu documenté vers l'extérieur, tandis que la sécurité des personnes repose sur une criminalité faible et une présence policière constante.
La gratuité des soins a pris fin en 2004 et une assurance d'État couvre depuis une partie des frais d'hospitalisation et de médicaments dans les structures publiques. Les statistiques sanitaires font l'objet d'une diffusion très restreinte et des organisations internationales ont relevé des écarts avec les observations de terrain, notamment pendant la pandémie de 2020 et 2021. Une part des patients aisés se soigne en Iran, en Turquie ou en Russie.
Les investissements des années 2010 ont doté Achgabat de centres spécialisés le long de l'avenue Arçabil, dont un complexe ophtalmologique et un centre de traumatologie financés à hauteur de 56 et 47 millions de dollars. L'imagerie y est récente, la disponibilité des consommables restant inégale. Quelques cabinets et laboratoires privés complètent l'offre publique sans traiter les urgences lourdes.
Les officines couvrent les besoins courants, mais des ruptures touchent régulièrement les antibiotiques et les traitements chroniques. Les médicaments personnels s'importent dans leur emballage d'origine avec l'ordonnance, certaines molécules relevant de listes contrôlées.
Le dossier de visa déposé auprès des représentations turkmènes comporte une attestation d'assurance médicale valable pour la durée du séjour, à côté de la lettre d'invitation et de la réservation d'hébergement. Des frais s'acquittent en dollars à l'arrivée, taxe migratoire comprise.
Aucune vaccination n'est exigée à l'entrée pour les voyageurs venus d'Europe, les recommandations usuelles portant sur les hépatites et la typhoïde. L'eau du réseau n'est pas tenue pour potable et l'eau embouteillée reste la norme. Les après-midi de juillet et d'août dépassent souvent 40 degrés.
Les atteintes aux personnes demeurent rares et la ville passe à cet égard pour l'une des plus sûres de la région. Les contrôles d'identité sont fréquents, aux carrefours comme aux abords des bâtiments officiels. La prise de vues est interdite près des installations militaires, des postes frontaliers et des palais présidentiels, la signalisation de ces zones restant discrète.
Les grandes avenues sont larges et bien entretenues, mais les changements de file sans signalisation provoquent des accidents. Hors de la ville, l'éclairage et le marquage se dégradent.
Les appels passent par le 01 pour les pompiers, le 02 pour la police et le 03 pour les secours médicaux, précédés d'un zéro supplémentaire depuis un mobile. La région se situe en zone de forte sismicité et de légères secousses se ressentent périodiquement.