L'hébergement de la capitale turkmène repose presque entièrement sur des hôtels détenus ou contrôlés par l'État, concentrés dans le sud de la ville et sur quelques enseignes du centre. Le secteur informel, très développé ailleurs en Asie centrale, reste fermé aux voyageurs étrangers.
Le quartier de Berzengi aligne une longue file d'établissements en marbre blanc bâtis à partir de la fin des années 1990, dont les hôtels Nusaý, Grand Türkmen, Ak Altyn, Sport ou Archabil. Ces adresses proposent un confort comparable, avec restaurant, piscine et salles de réunion, pour une fréquentation souvent faible hors périodes de conférence.
L'hôtel Yyldyz, inauguré le 15 octobre 2013 sur les hauteurs du sud de la ville, se reconnaît à sa silhouette en goutte d'eau de 107 mètres et compte 155 chambres sur vingt-quatre niveaux. L'Oguzkent, ouvert en 2011 sur l'avenue Bitarap Türkmenistan, a été exploité un temps sous enseigne internationale. Tous deux sortent des chantiers du groupe français Bouygues, accueillent les délégations officielles et constituent le haut de gamme local.
Les maisons d'hôtes, auberges de jeunesse et plateformes de location entre particuliers n'ont pas d'existence légale pour la clientèle étrangère. L'hébergement chez l'habitant demeure interdit aux visiteurs venus de l'étranger, sauf procédure d'autorisation spécifique, et les Turkménistanais qui logeraient un étranger s'exposent à des sanctions administratives. La réservation passe par l'agence de voyages agréée qui a sollicité la lettre d'invitation, laquelle inscrit les nuitées dans le programme déposé auprès des autorités.
Les tarifs affichés en 2026 sur les plateformes internationales pour les grands hôtels de la capitale se situent le plus souvent entre cent cinquante et trois cents dollars la nuit, les établissements plus anciens de Berzengi descendant nettement en dessous. Les notes libellées en manats se convertissent au taux officiel, fixé à 3,5 manats pour un dollar depuis janvier 2015, alors qu'un marché parallèle applique un rapport très supérieur. Cet écart rend la facturation en devises sensiblement plus coûteuse que le niveau réel des prix intérieurs. Une taxe touristique de deux dollars par nuit s'ajoute depuis août 2017.
Tout étranger séjournant plus de trois jours ouvrables doit être enregistré auprès du Service d'État des migrations dans ce délai. La démarche incombe à l'organisme qui a émis l'invitation, le plus souvent l'agence réceptive, et non à l'hôtel lui-même, qui se borne à conserver une copie du passeport et du visa. Un désenregistrement intervient au départ. L'absence de ces formalités expose à des amendes et à une interdiction de retour.