Le marché du travail de la capitale se lit mal, faute de statistiques. Les emplois se concentrent dans l'administration, les entreprises d'État et la construction, une part des actifs relevant d'activités non déclarées ou de l'émigration.
L'Organisation internationale du travail évalue la population active à 2,3 millions de personnes en 2024, soit un taux d'activité de 48 pour cent. Aucun taux de chômage n'est publié par le comité d'État à la statistique. Le modèle de cette organisation retient 4,3 pour cent en 2024, 9,6 pour cent chez les jeunes, quand le Département d'État américain cite une fourchette de 10 à 50 pour cent.
L'État reste de loin le premier employeur. Ministères, compagnies gazières, santé et enseignement absorbent l'essentiel des postes stables. L'accès à ces emplois suppose des démarches longues et les candidats venus des provinces se heurtent à des restrictions d'installation.
Un décret présidentiel relève chaque année les salaires, pensions et bourses de 10 pour cent. Le texte de juillet 2024 a porté le salaire minimum mensuel à 1 410 manats au 1er janvier 2025 et la base de calcul des retraites à 550 manats. Le salaire moyen n'est plus publié en ligne, les dernières séries sectorielles remontant à 2017. Leur valeur réelle dépend du taux de change retenu.
Des évaluations extérieures situent à un tiers au moins la part des actifs sans protection sociale, dans le petit commerce et le bâtiment. Les recrutements viennent surtout de la construction, du textile, du commerce et des transports.
La mobilisation d'agents publics pour la cueillette du coton reste documentée. Un rapport publié en mai 2026 sur la campagne de 2025 décrit l'envoi d'enseignants, de médecins, de personnels de crèche et d'agents municipaux, et des versements pour payer des remplaçants. Le pays a signé une feuille de route avec l'Organisation internationale du travail, et les douanes américaines bloquent le coton turkmène depuis 2018.
L'écart de revenus et la rareté des postes qualifiés alimentent des départs durables vers la Turquie et la Russie. Le renouvellement des passeports reste difficile.
Le visa de travail, valable un an au plus, suppose une invitation visée par le service des migrations. Les sociétés à capitaux étrangers doivent compter 90 pour cent de salariés turkmènes, sauf dérogation pour les spécialistes.
Le code du travail fixe la semaine à 40 heures, avec des durées réduites pour les mineurs et les postes pénibles. Les heures supplémentaires sont plafonnées à 120 heures par an et le congé annuel atteint 30 jours calendaires.